Mes e-shops déco favoris |

Un retour à pas de loup après une certaine absence pour ne pas changer les bonnes habitudes mais toujours avec de bonnes excuses. Ces derniers mois ont été plus qu’intenses et ni l’inspiration ni les occasions n’ont permises que je couche des mots par ici… Mais ayant plus de temps pour moi en ce moment, je confesse sans peine que l’envie m’est revenue. La question ne se résumait plus qu’à «  De quoi parler?  » quand l’évidence s’est imposée à moi. Parlons peu, parlons déco! Pourquoi? Parce que j’adore ça déjà plus que de raison – la team Pinterest se reconnaitra – mais surtout parce que je suis actuellement plongée dans les joies du déménagement. Et qui dit cartons, dit nouveau nid d’amour à sublimer. Et un des problèmes qui se posent à toutes celles qui comme moi en ont un peu ras le bol d‘IKEA – qui? – est de trouver où commander des petites merveilles originales mais toujours dans les tendances… Alors, je partage pour les amoureuses d’intérieurs scandinaves et/ou industriels mes e-shops déco favoris ainsi qu’une petite sélection de ce qui me fait vraiment de l’oeil pour mon futur chez moi en espérant faire découvrir de jolies cavernes d’Alibaba à certains d’entre vous.

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Lettre ouverte |

bleuet

Il y a tu sais ces histoires d’amour qui commencent sur des quais de gares, lorsque deux amants séparés depuis bien trop longtemps se retrouvent avec l’intime conviction qu’ils ne se quitteront plus jamais. Avec le sentiment imperturbable que l’avenir leur appartient. Où le temps se fige et le souffle se coupe de s’être trop embrassés. Et puis, il y a notre histoire. Celle qui jusqu’à sa fin aura prouvé qu’on était incapables de faire comme les autres. Tout s’est arrêté sur un quai de gare où tu n’as jamais mis les pieds et où j’ai compris que l’avenir n’était rien qu’une illusion à laquelle un grand nombre de naïfs tentent vainement de se raccrocher. Tu ne m’as pas quitté, ni même abandonné. Je crois que tu m’as juste condamné à t’attendre toute ma vie. J’observe sans cesse une foule où ton visage n’apparaît pas. Je prie des dieux qui m’ont arrachés à toi. J’épie des rires qui n’ont jamais l’écho de ta voix. Je suis juste là, depuis des mois.

J’ai eu peur toute ma vie pour tout et pour rien, ce n’est pas à toi que je vais l’apprendre. Cette peur d’être abandonnée. Cette insécurité constante qui me tenait éveillée et inerte des nuits entières. Cette énergie à être sur le qui-vive et attendre… Toujours attendre que le pire arrive comme si je ne méritais que ça. Ce mal-être profond qu’ils n’ont fait qu’alimenter avant de me jeter comme un chiot au bord de l’autoroute qu’on ne veut plus se coltiner l’été. Mais il y a toujours eu une exception à ce principe. L’idée inébranlable que je ne souffrirai jamais de ta perte. Après tout, nous grandissions ensemble. Il n’y avait que lorsqu’il s’agissait de toi que je me sentais invincible. Il n’y a pas une photo de classe où nos deux sourires d’enfants ne sont pas suspendus l’un à côté de l’autre. Il n’y a pas un seul souvenir d’enfance et plus encore m’appartenant où tu n’es pas impliqué. Aucun coin de notre campagne loin de tout que nous n’avions pas arpentés ensemble.  Aucunes de ces vingt deux années qu’est ma vie où tu n’as pas été un acteur jouant son rôle majeur. Comment aurai-je pu imaginé une seule seconde que cela pourrait changé. Même ces dernières années, loin l’un de l’autre je n’ai pu envisagé que tu n’étais plus un allier à mes côtés. Tu disais parfois, dans des instants de lucidité que ce ne serait pas toujours toi et moi, et je riais comme si tu me faisais encore une de ces mauvaises blagues auxquelles je m’étais habituée. Je te pensais malade ne serait-ce que de l’imaginer, il s’avère que c’était moi l’aveugle à faire soigner.

Ils ont parlés pendant des heures tentant de me rassurer, souvent ils se sont tus dépassés par la situation et parfois ils ont fait comme si de rien était parce que c’était plus simple d’ignorer les faits. Dans leurs discours bien préparés, ils m’ont racontés que tu serais toujours auprès de moi. Que les absents que la vie nous inflige ne meurent jamais car ils subsistent en nous. A chaque pensée, chaque parole et chaque rêverie. Mon problème c’est que je ne peux pas. Je fais comme toi, je fais la morte. Car je ne sais pas penser à toi, parler de toi et rêver de toi sans avoir la voix tremblotante , les yeux baignés de larmes et le coeur qui saigne à vif prêt à se rendre sur un dernier battement bancal.  Je fais comme si rien ne s’était passé, je joue à la dur. Avec le temps, il s’est mêlé à ma douleur une honte que j’ai du mal à expliquer. Celle qui sait que parfois, je renie. Celle qui devine que bien trop souvent, je te trahie.

Ils ont fêtés l’amour dimanche comme des idiots qui revendiquaient de s’aimer pour toujours. Savent-ils seulement ce que c’est d’aimer? Se doutent-ils du risque qu’ils prennent à se rendre accro à l’autre? L’autre qui peut blesser, disparaître, manquer ou mourir à tout instant et à qui l’on ne pourra plus jamais tendre des fleurs qu’autrement que sur une tombe où les merci et les je t’aime que l’on espère en réponse cèdent leur place à un silence qui vous ricane au nez. J’aurai voulu te dire que je t’aime dimanche, et tous les autres jours en fait depuis juillet… Te confier que la vie continue et moi avec dans l’espoir fou de te rendre fière. J’arrive à rire, à aimer et rêver de nouvelles choses pour plus tard. Ce sont celles du passé qui me tuent et que j’étouffe dans mes placards.

Tout ce qui m’handicape c’est de ne pas pouvoir partager tout cela avec toi. Je voudrais que tu saches que toutes ces années à te battre pour moi n’ont pas été vaines et que ton investissement n’était pas si mauvais… Tu avais raison, encore. J’avais tort, encore. Je voudrais que tu vois que je suis heureuse car c’est en majeure partie grâce à toi, toi qui m’a maintenu la tête hors de l’eau toutes ces années. Je voudrais que tu sois en paix car j’ai l’impression de t’en avoir privé tout ce temps à te plonger dans l’inquiétude qui nous envahie lorsque les gens qu’on aime ne vont pas bien. Je vais bien, tu peux dormir sur tes deux oreilles mon ange. J’ai compris ce qu’était la vie et je n’en fais plus un drame. Je suis heureuse dans les bras dans lesquels tu m’as confié ce dernier matin. Tu disais que je reposais entre de bonnes mains. Tu avais raison, encore.

Je ne suis plus pressée de te retrouver. Il va falloir que tu m’attendes. Il va falloir que tu me donnes du temps pour te revenir avec plein de belles histoires à te raconter. Je te conterai les voyages, les victoires, les déceptions, les enfants que j’aurai eu ou non, les recoins de ma maison, le travail qui me fera vibrer j’espère et surtout l’homme que j’aime. Parce qu’il y en a des choses à dire sur lui. Tu me murmuras que c’est beau… Aussi beau que nos soirées foirées, que nos fou-rires douteux, que nos balades au bord du Lac Pavin, que nos randonnées en montagne, que notre enfance heureuse. Parce qu’elle l’a été. On ne va pas se le cacher, on ne sait pas se mentir. Prends ton mal en patience, même si je sais que là dessus t’es comme moi, t’es pas vraiment doué. Je devrai arrêter de parler seule, d’écrire ces lignes qui n’intéressent que moi, après tout j’ai délesté ce coeur un peu trop lourd de ce poids qu’est le manque incommensurable de toi et c’est déjà ça. Oui, je devrai arrêter parce que tu vois, j’ai la voix tremblotante, les yeux baignés de larmes et j’ai le coeur qui saigne à vif prêt à se rendre sur un dernier battement bancal..

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